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ASSOCIATIONS : REMUNERATION DES DIRIGEANTS

Rédacteur : JJD - 25/05/2011

En vertu de l’article 261 du Code général des impôts (§ 7 – 1° - d) (ci-dessous en bleu), une association doit avoir un caractère désintéressé ce qui signifie qu’un tel organisme « doit, en principe, être géré et administré à titre bénévole par des personnes n'ayant elles-mêmes, ou par personne interposée, aucun intérêt direct ou indirect dans les résultats de l'exploitation ».

 
Toutefois, une instruction du 15 septembre 1998 de la Direction générale des impôts, Service de la législation fiscale (NOR : ECO F 9810039J) dispose :
 
1.       Rémunération reçue de l’organisme
 
Il est admis que le caractère désintéressé de la gestion de l’association ne soit pas remis en cause, si la rémunération brute mensuelle totale versée aux dirigeants de droit ou de fait n’excède pas les trois quarts du SMIC.
 
La rémunération totale des dirigeants de plusieurs associations liées entre elles ne doit pas excéder ce seuil.
 
Par rémunération, il convient d’entendre le versement de sommes d’argent ou l’octroi de tout autre avantage consenti par l’organisme ou l’une de ses filiales. Sont notamment visés les salaires, honoraires, avantages en nature et autres cadeaux, de même que tout remboursement de frais dont il ne peut être justifié qu’ils ont été utilisés conformément à leur objet.
 
Dans le seuil, ne doivent pas être pris en compte les remboursements au franc le franc des frais engagés dans le cadre de l’action de l’organisme.
 
Le seuil s’applique y compris lorsque le versement est la contrepartie d’une activité effective (enseignement par exemple), exercée par la personne concernée au sein de l’organisme à un titre autre que ses fonctions de dirigeant.
 
Ce principe est valable pour toutes les associations.
 
Toutefois, pour les organismes à but non lucratif telles que les associations ou les fondations dont les ressources propres sont supérieures à 200.000 €uros, une rémunération supérieure peut être octroyée à leurs dirigeants sans remise en cause du caractère désintéressé de leur gestion :
 
-        D’une part dans les limites suivantes :
 
Le montant de toutes[1] les rémunérations versées à chaque dirigeant ne peut en aucun cas excéder trois fois le montant du plafond annuel de la sécurité sociale pour l’exercice des fonctions de direction exercées à temps complet.


 -        D’autre part sous les conditions suivantes :
 
1ère condition :   Transparence financière ;
2ème condition : Election régulière et périodique des dirigeants ;
3ème condition : Contrôle effectif de la gestion par les membres de l’organisme ;
4ème condition :  Adéquation de la rémunération aux sujétions effectivement imposées aux
                       dirigeants rémunérés.
 
Le décret n° 2004-76 du 20 janvier 2004 pris pour l'application de l'article 261 du code général des impôts relatif à la gestion désintéressée des organismes agissant sans but lucratif et modifiant l'annexe II à ce code (NOR: BUDF0300012D), devenu article 242 C du Code général des impôts, annexe 2, apporte les précisions suivantes :
 
Sur la transparence financière :
 
I.       Pour l'application du d du 1° du 7 de l'article 261 du code général des impôts, la transparence financière des organismes qui décident de verser une rémunération à leurs dirigeants est établie lorsque les conditions suivantes sont satisfaites :
 
a)       Le montant des rémunérations versées à chacun des dirigeants concernés est indiqué dans une annexe aux comptes de l'organisme ;
b)       Le représentant statutaire, ou le commissaire aux comptes, présente un rapport à l'organe délibérant sur les conventions prévoyant une telle rémunération ;
c)        Les comptes de l'organisme sont certifiés par un commissaire aux comptes.
 
Ce critère signifie aussi que les statuts doivent prévoir le versement d’une rémunération aux dirigeants et que l'assemblée générale donne son autorisation à la majorité des deux-tiers de ses membres.
 
Pour l’adéquation de la rémunération aux sujétions imposées aux dirigeants
 
II.    L'adéquation de la rémunération aux sujétions imposées aux dirigeants désignés au d du 1° du 7 de l'article 261 du même code est réputée acquise lorsque, dans la limite du montant prévu au neuvième alinéa de cet article, les conditions suivantes sont satisfaites :
 
a)       La rémunération versée est la contrepartie de l'exercice effectif de son mandat par le dirigeant concerné ;
b)       La rémunération est proportionnée aux sujétions effectivement imposées aux dirigeants concernés, notamment en termes de temps de travail ;
c)        La rémunération est comparable à celles couramment versées pour des responsabilités de nature similaire et de niveau équivalent.
 
Sur l’élection régulière et périodique des membres
 
Outre ce que ce principe signifie dans son intitulé, cela signifie également que les statuts doivent prévoir un mode d'élection démocratique.
 
Sur le contrôle effectif de la gestion par les membres de l’organisme
 
Cela signifie que les dirigeants de l'association devront établir un rapport des comptes aux membres (ce qui implique la tenue véritable de réunions d’assemblées générales) et qu’ils devront informer les membres ainsi que les donateurs des rémunérations allouées en indiquant la part de celles-ci dans le budget de l'association.
 
 L’article 261 du Code général des impôts (§ 7 – 1° - d) précité indique le nombre de dirigeants pouvant être rémunérés selon un barème du montant des ressources propres de l’organisme sur les trois exercices clos précédant celui au cours duquel l’association souhaite rémunérer certains de ses dirigeants.
 
Montant des ressources propres à l'association
Nombre de dirigeants pouvant être rémunérés
Ressources propres comprises entre 200.000 € et 500.000 €
1
Ressources propres comprises entre 500.000 € et 1.000.000 €
2
Ressources propres supérieures à 1.000.000 €
3
 
Pour l'appréciation des montants de ressources propres de l’organisme :
 
a.       Sont prises en compte les ressources financières versées aux organismes concernés, à quelque titre que ce soit, par des personnes physiques ou par des personnes morales de droit privé sauf si ces dernières sont contrôlées en droit ou en fait et financées majoritairement par des personnes morales de droit public ;
 
b.      Ne sont pas pris en compte les contributions ou apports effectués en nature ou en industrie ;
 
c.       Sont prises en compte, le cas échéant, les ressources financières, hors versements publics, des associations membres de l'organisme concerné et qui remplissent les conditions leur permettant de bénéficier des dispositions du d du 1° du 7 de l'article 261 du même code ;
 
d.      Les ressources financières perçues par un organisme ne peuvent être prises en compte que pour l'appréciation de son propre montant de ressources et, le cas échéant, pour l'appréciation du montant des ressources d'un seul des organismes dont il est membre.
 
Par conséquent, ne sont pas retenues pour l’appréciation du montant des ressources dont dispose l’organisme, les ressources publiques quelles qu’elles soient (et donc non uniquement les subventions).
 
Enfin, l'organisme sans but lucratif qui rémunère un ou plusieurs de ses dirigeants, doit communiquer chaque année à la Direction des services fiscaux dont il dépend un document attestant du montant de ses ressources propres, constaté dans les conditions prévues par le Code et précisant l'identité des dirigeants rémunérés. Ce document doit être déposé au plus tard dans les six mois suivant la clôture de l'exercice au titre duquel les rémunérations ont été versées.
 
Le dirigeant rémunéré d’une association devra être affilié au régime général de la sécurité sociale et les rémunérations qu’il percevra seront imposées à l’impôt sur le revenu dans la catégorie des traitements et salaires.
 
En résumé, les limites de rémunérations sont les suivantes :
 
Organismes
Limite
Montant 2011
Toutes associations
Trois quarts du SMIC
Le SMIC mensuel brut 2011(base 35 heures) est de 1.365,00, soit 75 % = 1.023,75 € 
Associations dont les ressources propres sont supérieures à 200.000 €uros ET répondant aux conditions rappelées ci-dessus
Trois fois le montant du plafond annuel de la sécurité sociale (PASS)
Le PASS 2011 est de 35.352 €. Trois PASS correspondent donc à 106.056 €
 
 
 
_________________
 


 
ANNEXE
 
Code général des impôts
 
Article 261
Modifié par la loi n°2011-525 du 17 mai 2011 - art. 119
 
Sont exonérés de la taxe sur la valeur ajoutée :
 
1. (Affaires ou opérations soumises à un autre impôt) :
 
1° à 3° (Abrogés) ;
 
4° les opérations à terme sur marchandises réalisées sur un marché réglementé à l'exclusion de celles qui déterminent l'arrêt de la filière ;
 
(Abrogé).
 
2. (Agriculture et pêche) :
 
(Abrogé) ;
 
(Abrogé) ;
 
3° les prestations réalisées dans le cadre de l'entraide entre agriculteurs définie par les articles L325-1 à L325-3 du code rural et de la pêche maritime. Cette exonération pourra être étendue par décret en Conseil d'Etat aux départements d'outre-mer ;
 
4° les opérations effectuées par les pêcheurs et armateurs à la pêche, à l'exception des pêcheurs en eau douce, en ce qui concerne la vente des produits de leur pêche (poissons, crustacés, coquillages frais ou conservés à l'état frais par un procédé frigorifique) ;
 
(Abrogé).
 
3. (Biens usagés) :
 
a. Sous réserve, le cas échéant, des dispositions des 1° et 2° du III de l'article 257, les ventes de biens usagés faites par les personnes qui les ont utilisés pour les besoins de leurs exploitations.
 
Toutefois, l'exonération ne s'applique pas aux biens qui ont ouvert droit à déduction complète ou partielle de la taxe sur la valeur ajoutée lors de leur achat, acquisition intracommunautaire, importation ou livraison à soi-même.
 
Les dispositions du deuxième alinéa ne s'appliquent ni aux biens cédés à des personnes qui ont souscrit un contrat de crédit-bail ou de location avec option d'achat avant le 8 septembre 1989, ni aux véhicules destinés à la location simple, inscrits à l'actif des entreprises de location avant le 8 septembre 1989, si ces véhicules sont cédés à des personnes autres que des négociants en biens d'occasion (Loi n° 89-935 du 29 décembre 1989, art. 31 I 2 et 3) ;
 
b. (Disposition périmée) ;
 
(abrogé)
 
4. (Professions libérales et activités diverses) :
 
1° Les soins dispensés aux personnes par les membres des professions médicales et paramédicales réglementées, par les praticiens autorisés à faire usage légalement du titre d'ostéopathe et par les psychologues, psychanalystes et psychothérapeutes titulaires d'un des diplômes requis, à la date de sa délivrance, pour être recruté comme psychologue dans la fonction publique hospitalière ainsi que les travaux d'analyse de biologie médicale et les fournitures de prothèses dentaires par les dentistes et les prothésistes ;
 
1° bis les frais d'hospitalisation et de traitement, y compris les frais de mise à disposition d'une chambre individuelle, dans les établissements de santé privés titulaires de l'autorisation mentionnée à l'article L. 6122-1 du code de la santé publique ;
 
1° ter les soins dispensés par les établissements privés d'hébergement pour personnes âgées mentionnés au 6° du I de l'article L. 312-1 du code de l'action sociale et des familles, pris en charge par un forfait annuel global de soins en application de l'article L. 174-7 du code de la sécurité sociale ;
 
2° les livraisons, commissions, courtages et façons portant sur les organes, le sang et le lait humains ;
 
3° le transport de malades ou de blessés à l'aide de véhicules spécialement aménagés à cet effet effectué par des personnes visées à l'article L. 6312-2 du code de la santé publique ;
 
4° a. les prestations de services et les livraisons de biens qui leur sont étroitement liées, effectuées dans le cadre :
 
-         de l'enseignement primaire, secondaire et supérieur dispensé dans les établissements publics et les établissements privés régis par les articles L. 151-3, L. 212-2, L. 441-1 à L. 441-9, L. 442-3, L. 424-1 à L. 424-4 et L. 731-1 à L. 731-16 du code de l'éducation ;
 
-         de l'enseignement universitaire dispensé dans les établissements publics et dans les établissements privés visés aux articles L. 613-7, L. 714-2 et L. 719-10 du code de l'éducation ;
 
-         de l'enseignement technique ou professionnel réglementé par les articles L. 441-10 à L. 441-13, L. 443-1 à L. 443-4 et L. 424-1 à L. 424-4 du code de l'éducation et le décret du 14 septembre 1956 ;
 
-         de l'enseignement et de la formation professionnelle agricoles réglementés par la loi n° 60-791 du 2 août 1960 relative à l'enseignement et la formation professionnelle agricole ;
 
-         de la formation professionnelle continue, telle qu'elle est définie par les dispositions législatives et réglementaires qui la régissent, assurée soit par des personnes morales de droit public, soit par des personnes de droit privé titulaires d'une attestation délivrée par l'autorité administrative compétente reconnaissant qu'elles remplissent les conditions fixées pour exercer leur activité dans le cadre de la formation professionnelle continue.
 
Un décret en Conseil d'Etat fixe les conditions d'application de ces dispositions, notamment pour ce qui concerne les conditions de délivrance et de validité de l'attestation ;
 
-         de l'enseignement primaire, secondaire, supérieur ou technique à distance, dispensé par les organismes publics ou les organismes privés régis par les articles L. 444-1 à L. 444-11 du code de l'éducation, et les textes subséquents ;
 
b. les cours ou leçons relevant de l'enseignement scolaire, universitaire, professionnel, artistique ou sportif, dispensés par des personnes physiques qui sont rémunérées directement par leurs élèves ;
 
5° à 8° (Abrogés) ;
 
8° bis Les prestations de services et les livraisons de biens qui leur sont étroitement liées, effectuées dans le cadre de la garde d'enfants par les établissements visés aux deux premiers alinéas de l'article L. 2324-1 du code de la santé publique et assurant l'accueil des enfants de moins de trois ans ; (1)
 
8° ter Les prestations de services réalisées par les mandataires judiciaires à la protection des majeurs au sens de l'article L. 471-2 du code de l'action sociale et des familles ;
 
9° les prestations de services et les livraisons de biens qui leur sont étroitement liées fournies à leurs membres, moyennant une cotisation fixée conformément aux statuts, par des organismes légalement constitués agissant sans but lucratif dont la gestion est désintéressée et qui poursuivent des objectifs de nature philosophique, religieuse, politique, patriotique, civique ou syndicale, dans la mesure où ces opérations se rattachent directement à la défense collective des intérêts moraux ou matériels des membres ; les dispositions des c et d du 1° du 7 s'appliquent à ces organismes ;
 
10° Les travaux de construction, d'aménagement, de réparation et d'entretien des monuments, cimetières ou sépultures commémoratifs des combattants, héros, victimes ou morts des guerres, effectués pour les collectivités publiques et les organismes légalement constitués agissant sans but lucratif ;
 
11° Les prestations de services et les livraisons de biens accessoires à ces prestations, à l'exception des transports de personnes et télécommunications, qui relèvent du service universel postal tel que défini par l'article L. 1 du code des postes et communications électroniques, effectuées par le prestataire en France du service universel postal tel que désigné à l'article L. 2 du même code.
 
5. (Opérations immobilières) :
 
1° Les livraisons de terrains qui ne sont pas des terrains à bâtir au sens du 1° du 2 du I de l'article 257 ;
 
2° Les livraisons d'immeubles achevés depuis plus de cinq ans.
 
6. (Abrogé).
 
7. (Organismes d'utilité générale) :
 
1° a. les services de caractère social, éducatif, culturel ou sportif rendus à leurs membres par les organismes légalement constitués agissant sans but lucratif, et dont la gestion est désintéressée.
 
Il en est de même des ventes consenties à leurs membres par ces organismes, dans la limite de 10 % de leurs recettes totales.
 
Toutefois, demeurent soumises à la taxe sur la valeur ajoutée, sous réserve des dispositions du b :
 
-         les opérations d'hébergement et de restauration ;
 
-         l'exploitation des bars et buvettes.
 
Ces dispositions sont également applicables aux unions d'associations qui répondent aux conditions ci-dessus, dans leurs rapports avec les membres des associations faisant partie de ces unions ;
 
b. les opérations faites au bénéfice de toutes personnes par des œuvres sans but lucratif qui présentent un caractère social ou philanthropique et dont la gestion est désintéressée, lorsque les prix pratiqués ont été homologués par l'autorité publique ou que des opérations analogues ne sont pas couramment réalisées à des prix comparables par des entreprises commerciales, en raison notamment du concours désintéressé des membres de ces organismes ou des contributions publiques ou privées dont ils bénéficient.
 
Les organismes mentionnés au premier alinéa du 1 bis de l'article 206 et qui en remplissent les conditions, sont également exonérés pour leurs autres opérations lorsque les recettes encaissées afférentes à ces opérations n'ont pas excédé au cours de l'année civile précédente le montant de 60.000 euros.
 
Les opérations mentionnées au I de l'article 257 et les opérations donnant lieu à la perception de revenus patrimoniaux soumis aux dispositions de l'article 219 bis ne bénéficient pas de l'exonération et ne sont pas prises en compte pour le calcul de la limite de 60 000 euros.
 
Lorsque la limite de 60 000 euros est atteinte en cours d'année, l'organisme ne peut plus bénéficier de l'exonération prévue au deuxième alinéa à compter du premier jour du mois suivant celui au cours duquel cette limite a été dépassée ;
 
c. les recettes de six manifestations de bienfaisance ou de soutien organisées dans l'année à leur profit exclusif par les organismes désignés au a et b ainsi que par les organismes permanents à caractère social des collectivités locales et des entreprises ;
 
d. le caractère désintéressé de la gestion résulte de la réunion des conditions ci-après :
 
L'organisme doit, en principe, être géré et administré à titre bénévole par des personnes n'ayant elles-mêmes, ou par personne interposée, aucun intérêt direct ou indirect dans les résultats de l'exploitation.
 
Toutefois, lorsqu'une association régie par la loi du 1er juillet 1901 relative au contrat d'association, une association régie par la loi locale en vigueur dans les départements de la Moselle, du Bas-Rhin et du Haut-Rhin, une fondation reconnue d'utilité publique ou une fondation d'entreprise décide que l'exercice des fonctions dévolues à ses dirigeants justifie le versement d'une rémunération, le caractère désintéressé de sa gestion n'est pas remis en cause si ses statuts et ses modalités de fonctionnement assurent sa transparence financière, l'élection régulière et périodique de ses dirigeants, le contrôle effectif de sa gestion par ses membres et l'adéquation de la rémunération aux sujétions effectivement imposées aux dirigeants concernés ; cette disposition s'applique dans les conditions suivantes :
 
-     l'un des organismes visés au troisième alinéa peut rémunérer l'un de ses dirigeants uniquement si le montant annuel de ses ressources, majorées de celles des organismes qui lui sont affiliés et qui remplissent les conditions leur permettant de bénéficier de la présente disposition, hors ressources issues des versements effectués par des personnes morales de droit public, est supérieur à 200.000 euros en moyenne sur les trois exercices clos précédant celui pendant lequel la rémunération est versée ;
 
-     un tel organisme peut rémunérer deux de ses dirigeants si le montant annuel de ses ressources, majorées de celles des organismes qui lui sont affiliés et qui remplissent les conditions leur permettant de bénéficier de la présente disposition, hors ressources issues des versements effectués par des personnes morales de droit public, est supérieur à 500.000 euros, en moyenne sur les trois exercices clos précédant celui pendant lequel la rémunération est versée ;
 
-     un tel organisme peut rémunérer trois de ses dirigeants si le montant annuel de ses ressources, majorées de celles des organismes qui lui sont affiliés et qui remplissent les conditions leur permettant de bénéficier de la présente disposition, hors ressources issues des versements effectués par des personnes morales de droit public, est supérieur à 1.000.000 euros en moyenne sur les trois exercices clos précédant celui pendant lequel la rémunération est versée ;
 

-     un tel organisme peut verser des rémunérations dans le cadre de la présente disposition uniquement si ses statuts le prévoient explicitement et si une décision de son organe délibérant l'a expressément décidé à la majorité des deux tiers de ses membres ;

-     le montant des ressources hors ressources issues des versements effectués par des personnes morales de droit public est constaté par un commissaire aux comptes ;

 
-     le montant de toutes les rémunérations versées à chaque dirigeant au titre de la présente disposition ne peut en aucun cas excéder trois fois le montant du plafond visé à l'article L. 241-3 du code de la sécurité sociale.
 
Un décret en Conseil d'Etat fixe les modalités d'application des huit alinéas précédents ;
 
-     l'organisme ne doit procéder à aucune distribution directe ou indirecte de bénéfice, sous quelque forme que ce soit ;
 
-     les membres de l'organisme et leurs ayants droit ne doivent pas pouvoir être déclarés attributaires d'une part quelconque de l'actif, sous réserve du droit de reprise des apports.
 
Tous les organismes concernés par les a, b et c sont placés sous le régime du chiffre d'affaires réel ; un décret en Conseil d'Etat détermine leurs obligations ainsi que l'étendue et les modalités d'exercice de leurs droits à déduction ;
 
1° bis les opérations effectuées par les associations intermédiaires conventionnées, mentionnées à l'article L. 5132-7 du code du travail, dont la gestion est désintéressée dans les conditions prévues au 1° ;
 
1° ter les opérations effectuées par les associations agréées en application de l'article L. 7232-1 du code du travail, dans les conditions prévues au 1° ;
 
(Abrogé) ;
 
3° les ventes portant sur les articles fabriqués par des groupements d'aveugles ou de travailleurs handicapés, agréés dans les conditions prévues par la loi n° 72-616 du 5 juillet 1972, ainsi que les réparations effectuées par ces groupements. Ils peuvent toutefois, sur leur demande, renoncer à l'exonération dans les conditions et selon les modalités prévues par décret en Conseil d'Etat ;
 
(Abrogé) ;
 
8. et 9. (Abrogés).
 


[1] En d’autres termes, ce plafond s’apprécie pour l’ensemble des rémunérations perçues par les dirigeants au titre de leurs engagements dans différents organismes sans but lucratif.
 

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